Catégorie : Mobilisation

Mineur·e·s isolé·e·s dans la rue : le cri d’alerte des associations du Gard

Un collectif d’associations (dont Ados sans Frontière) a tenu une conférence de presse au Café Olive à Nîmes.
Il s’agissait d’alerter la presse à propos de la situation dramatique vécue actuellement par les jeunes migrant·e·s.
Les contingents pratiqués illégalement par l’Aide Sociale à l’Enfance pour les mises à l’abri, les évaluations de minorité inconvenantes et subjectives réalisées par l’Espelido, les procédures administratives qui s’éternisent sans raison, entrainent de nombreux jeunes à survivre dans des conditions extrêmement précaires, indignes d’un pays d’accueil. L’approche de l’hiver nous inquiète encore davantage, bon nombre de ces jeunes étant aujourd’hui contraints de vivre dans la rue, sans ressources et dans la plus grande vulnérabilité.
À l’approche de l’anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant et à quelques jours de la journée internationale des droits de l’enfant, l’alerte que nous avons sonnée hier auprès des médias est la première étape de notre combat pour le respect des droits humains.

Article du Midi Libre (ici)

50 mineur·e·s en cours d’expulsion se visibilisent à Marseille

Le collectif 113 occupe depuis 8 mois un immeuble au 113 de la Canebière, où vivent 25 jeunes en recours, et où ont vécu près de 50 jeunes au total.
Depuis 8 mois, une équipe de bénévoles n’a cessé de trouver des solutions pour les nourrir, les loger, les vêtir. Ils les ont accompagné·e·s dans leurs démarches administratives, ont facilité leurs accès aux soins, ont encouragé leurs parcours scolaires, ont proposé des activités de loisirs et de sport.
Le bâtiment du 113 est sous la menace imminente d’expulsion. Le 115 Canebière qui accueille aussi 25 jeunes est dans la même situation. 50 mineur·e·s vont donc se retrouver à la rue et perdre tous les bénéfices de ces derniers mois.
Hier dimanche, les jeunes ont décidé de se rendre visibles en installant un campement de fortune sur le kiosque à musique situé sur les hauts de la Canebière.

Plus d’infos : ici
Lettre du collectif au Conseil départemental (PDF)

À Toulouse, deux jours après leur expulsion, une centaine de mineur·e·s isolé·e·s se retrouvent à la rue

La mairie a mis fin à une expérimentation qui permettait de loger des jeunes en attente d’une prise en charge éventuelle du département et de l’aide sociale à l’enfance. Tou·te·s se retrouvent à la rue et sans solution. 
À l’abri depuis 2019 dans l’ancienne maison de retraite Les Tourelles, à Toulouse, environ cent jeunes, la plupart originaires d’Afrique de l’Ouest, campent désormais sur la pelouse du terminus du tramway, derrière le tribunal de grande instance. Vendredi 26 août au matin, les forces de l’ordre ont procédé à l’expulsion des habitant·e·s de l’ancien Ehpad, mis à disposition par la mairie dans une démarche expérimentale.
Elles·ils avaient été logé·e·s là le temps que les services du conseil départemental reconnaissent leur minorité, ou pas, pour savoir s’elles·ils pouvaient bénéficier de l’aide sociale à l’enfance (ASE).

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Ils ont osé le faire…

Ce jeudi 4 août au matin, le squat de la rue Pierre Semard a été envahi par les forces de l’ordre. Toutes les familles ont été priées de sortir des logements.
Les familles ayant des OQTF (obligation de quitter le territoire français) avec IRTF de 2 ans (interdiction de revenir sur le territoire français avant 2 ans) ont été envoyées en dehors de Nîmes, dans un village entre Nîmes et Avignon. Ce ne sont que des hébergements provisoires et nous craignons le pire…
Sur les 8 dossiers déposés en octobre 2021, la situation est la suivante :
3 familles sont régularisées,
3 viennent de recevoir des OQTF avec IRTF de 2 ans,
1 famille n’a encore pas reçu de notification (retard – erreur ?)
2 autres étaient hors du squat.

Rassemblement  samedi 6 Août 2022, à 11 h.
Devant la Préfecture du Gard, avenue Feuchère, pour exprimer notre indignation, notre colère, pour continuer à soutenir ces familles comme nous le faisons depuis 3 ans maintenant, ils sont en attente de notre réelle solidarité.

Mineur·e·s isolé·e·s, mineur·e·s en danger…

La loi française exige la mise à l’abri inconditionnelle des mineur·e·s.
Elle n’est pas appliquée par le Conseil Départemental qui en est responsable.
Conséquence : depuis plusieurs mois, une vingtaine de mineur·e·s isolé·e·s restent à la rue chaque soir à Nîmes, en errance, en danger.
Nous demandons simplement que soit appliquée la Loi.

Manifestation le mercredi 8 juin 2022, à 11 heures
devant le Conseil Départemental, 3 rue Guillemette, à Nîmes

à l’occasion du dépôt par les associations, de la mise en demeure de la Présidente du Conseil Départemental pour application de la Loi.

RESF / LDH / ASF / APTI / CIMADE / DEI /
Africa Liberté / Amnesty International Nîmes / Continuons ensemble / Réfugiés Bienvenus / Trampoline.

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Un campement place de la Bastille pour alerter sur le sort des mineur·e·s isolé·e·s

L’association ” Utopia 56 Paris ” a installé samedi, place de la Bastille, à Paris, un campement destiné à une trentaine de mineur·e·s isolé·e·s afin d’alerter sur la situation de ces jeunes migrant·e·s à la rue, a constaté une journaliste.
Des tentes individuelles s’alignaient à côté d’un barnum, une installation qui devrait rester en place « pour une durée illimitée », selon un communiqué de l’association d’aide aux migrants Utopia 56. « L’objectif, c’est de demander la création de structures d’accompagnement et d’hébergement pour les mineur·e·s isolé·e·s », a expliqué Pierre Mathurin, coordinateur d’Utopia 56 Paris.

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