Crise de la protection de l’enfance : 14 mesures urgentes

La protection de l’enfance traverse une crise majeure et les réformes tardent à venir. Au lendemain de nouvelles élections législatives, qui bouleversent le paysage politique français, les responsables ministériels et leurs équipes se succèdent. Avec des conséquences majeures : des risques importants d’atteinte aux droits des enfants, des mois de perdus pour faire avancer la cause des enfants les plus vulnérables, des consultations et des projets de feuilles de route qui restent dans les cartons…
Face à cette incertitude, la CNAPE (Convention Nationale des Associations de Protection de l’Enfant) publie 14 mesures concrètes, directes, d’application immédiate, qui pourraient être prises sans relancer un énième cycle de concertation des acteurs.

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La liste des 14 mesures (PDF)

Nouveau rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (juin 2024)

Depuis sa création, le CGLPL a visité tous les centres de rétention administrative (CRA) au moins une fois, la plupart trois ou quatre fois, à l’exception des établissements les plus récents. Ces lieux de privation de liberté dans lesquels sont enfermés, parfois avec leurs enfants mineurs, des hommes et des femmes dont la situation administrative est irrégulière au regard de la législation sur l’entrée et le séjour sur le territoire, ont vu leur nombre et leur taille s’accroitre au fil du temps, tandis que le nombre de mesures d’enfermement prises à l’encontre de personnes étrangères a également augmenté, de même que la durée maximale et moyenne de séjour.
Les constats régulièrement effectués par le CGLPL dans ces établissements révèlent non seulement que les conditions de prise en charge y sont, dans la majorité des cas, gravement attentatoires à la dignité et aux droits fondamentaux des personnes retenues, mais surtout pour nombre de CRA, les visites successives du CGLPL donnent lieu à des recommandations récurrentes laissées sans suite face à l’inertie des autorités compétentes.

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École sans Frontières à Alès : Des lycéens donnent des cours de français à des mineurs non-accompagnés

Pendant quinze jours, des mineurs non-accompagnés vont améliorer leur français grâce aux conseils de lycéens, en stage ou en mission d’intérêt général. Une initiative de l’association École sans frontières à Alès. L’occasion pour les jeunes de s’ouvrir à une autre culture et de créer des liens.

Plus d’infos (France Info)

Les tentes de l’association Rosmerta évacuées à Avignon

Des bénévoles de l’association Rosmerta et des jeunes migrants se sont installés sous des tentes, mardi soir, devant les locaux de l’aide sociale à l’enfance, boulevard Limbert à Avignon. Ils dénoncent la non prise en charge de huit jeunes réfugiés, reconnus mineurs par la justice.
Le préfet a demandé leur évacuation dans la soirée.

Plus d’infos (France Bleu Vaucluse)

Le réseau nîmois des droits de l’Homme pointe du doigt des dysfonctionnements au sein des services préfectoraux du Gard.

Mardi, onze associations se sont réunies au Café Olive à Nîmes pour dénoncer des problématiques rencontrées avec la préfecture du Gard concernant la délivrance de titres de séjour. Jean Launay, représentant de la Ligue des droits de l’Homme, Françoise Augereau de la Cimade et Marc Livecchi de l’APTI (Association pour la promotion des travailleurs immigrants) insistent en chœur : “Nous ne pouvons plus rester sans rien faire, c’est un non-respect de la loi.”
Tous sont réunis pour les mêmes raisons. Ils dénoncent de nombreux retards d’obtention de titres de séjours ainsi que leurs renouvellements. Françoise Augereau explique : “La préfecture dispose de quatre mois maximum pour donner une réponse aux familles ou personnes en demande d’un titre de séjour. Aujourd’hui pour avoir cette réponse, il faut attendre entre six mois et deux ans.” Une situation jugée “inadmissible” par ces associations.

Plus d’infos :
Objectif Gard
La Marseillaise
Le Réveil du Midi
Via Occitanie (vidéo)