Ados sans Frontière demande une audience à la Préfecture

La situation des jeunes mineur.e.s non accompagné.e.s (et des migrant.e.s d’une façon plus générale) est actuellement préoccupante à Nîmes et dans sa région.
Le retard dans l’attribution d’un titre de séjour entraine de nombreuses difficultés pour ces jeunes : précarité de leur situation administrative, incertitude sur leur avenir scolaire ou d’apprentissage, entrave à leur accès aux droits (APL et autres aides), etc…
C’est pour alerter Madame la Préfète qu’Ados sans Frontière a sollicité une audience.
Nous vous tiendrons au courant de la suite donnée à notre demande.

À suivre…

Crise des migrations ou crise de l’accueil ?

Des parcours de migrants, multiples, incessants, hommes, femmes, familles entières, de part et d’autre de la planète… Ils sont parfois riches, instruits et sollicités. Ils sont plus souvent en quête d’une vie meilleure, de travail, d’un climat plus clément, de sécurité quand ils fuient un pays en guerre. Ils espèrent s’installer ailleurs ou au contraire revenir chez eux, ils perdent rarement le contact avec ceux qu’ils ont laissés et ils leur enverront une bonne part de leurs gains. Ces parcours sont difficiles, partout les barrières et les réglementations se dressent et ils sont dangereux, comme le rappellent les drames fréquents, au large des côtes du Sud de l’Europe ou à la frontière américaine.
Dans un monde où la mobilité est considérée comme un facteur essentiel de modernité, la question des migrations demeure un enjeu majeur au XXIe siècle, un défi à la communauté internationale qui peine à installer une gouvernance mondiale sur le sujet.
Avec David Lagarde, géographe, docteur en géographie, chercheur contractuel et chercheur associé – CNRS, LISST, Institut français du Proche-Orient (Amman).

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Samedi 12 juin : marche des libertés contre les idées d’extrême droite (à Nîmes)

Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons un climat politique et social alarmant. S’allier avec l’extrême droite ou reprendre ses idées ne constituent plus un interdit. Les propos et actes racistes et sexistes au travail et dans la vie se propagent. Les attaques contre les libertés et les droits sociaux s’accentuent gravement. Dans ce contexte politique, économique, social et sanitaire les injustices explosent et génèrent une forte misère sociale.
Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, nous avons décidé collectivement d’organiser le samedi 12 juin une première grande journée nationale de manifestation et de mobilisations qui se déclinera localement. Cette journée fait partie des initiatives unitaires qui se multiplient. D’ores et déjà, nos organisations syndicales, politiques, associations, collectifs, signataires de l’appel, ont décidé de co-construire ce combat dans la durée.

À Nîmes, le samedi 12 juin, une manifestation partira à
10 h 30, 93-95 rue Pierre Sémard.

Plus d’infos : ici et (PDF)

Pétition : Lettre ouverte au Préfet des Hauts de Seine

Bannissement ! C’est le sort qui attend la vingtaine de jeunes majeurs à qui le préfet des Hauts de Seine a infligé une OQTF (Obligation de quitter le territoire français), assortie d’une d’interdiction de retour sur le territoire français. C’est voir, à 18 ans, leur parcours brutalement interrompu, leur avenir brisé, des efforts et des rêves fracassés. Il arrive que les tribunaux donnent tort à la préfecture. Cela ne suffit pas. Pour que ces jeunes majeurs puissent poursuivre leur formation et leurs apprentissages, signons massivement la lettre au Préfet du 92.

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Voir aussi : Slam “A quoi ça sert ?”, un clip réalisé avec Cordes sensibles et le collectif RESF MIE 92

Plus d’une centaine d’avocats saisissent la justice contre un tract du Rassemblement national

Au moins cent dix avocats ont saisi vendredi 4 juin les procureurs de Nanterre, Versailles et Créteil – et s’apprêtent à le faire à Paris et à Bobigny – pour « incitation à la discrimination et à la haine », après un tract du Rassemblement national sur les mineurs isolés.
Les avocats, souvent spécialistes de ces mineurs isolés, ont bondi en lisant le tract. « On ne peut pas admettre que le débat politique se limite de façon démagogique à un discours de haine, proteste Me Emmanuel Daoud. Avec des chiffres qui sont un grand n’importe quoi, et au préjudice d’une population aussi vulnérable que le sont ces enfants. » Les avocats contestent que les mineurs étrangers pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) soient dans leur majorité des délinquants ou « majeurs à 60 % », les dizaines d’enfants errants dans les rues, particulièrement abîmés et polytoxicomanes, ne sont justement guère pris en charge par la protection de l’enfance. Les mineurs isolés représentent moins de 10 % des enfants pris en charge par l’ASE, pour un prix de journée qui va jusqu’à 23 euros, soit 8 395 euros par an – loin des 40 000 euros annoncés.

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CIMADE : 29 propositions pour une véritable protection des jeunes en danger

La protection de l’enfance est de la responsabilité des conseils départementaux en charge donc d’assurer la protection, le suivi et l’accompagnement de ces enfants isolés.
La Cimade fait pourtant un constat terrifiant : de nombreux enfants isolé·e·s ne sont pas protégé·e·s : certain·e·s dorment dehors, d’autres subissent des évaluations peu protectrices de leurs besoins et souvent à charge, et quand ils et elles sont confié·e·s à l’aide sociale à l’enfance, leur accompagnement est parfois défaillant. A 18 ans, ils et elles se retrouvent souvent mis à la porte, souvent avec une obligation de quitter le territoire.
Cette situation dramatique ne peut plus durer. La Cimade formule des propositions pour permettre une autre politique, en imaginant des mesures concrètes et efficaces pour permettre à chacun de ces enfants étrangers en danger d’être protégé·e·s dans un cadre adapté à leurs besoins.

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