Cédric HERROU, le révolté de la vallée

Après cinq années de poursuites judiciaires pour « délit de solidarité », un éleveur de poules, Cédric Herrou fait reconnaitre dans la Constitution le « principe de fraternité ». Depuis, il a changé son monde, il s’est dépossédé de sa terre pour en faire une terre commune et fonder, avec Marion Gachet, la communauté Emmaüs Roya (première communauté Emmaüs agricole du monde) qui ouvre la possibilité d’offrir un cadre de vie à des personnes précaires en toute situation, même « irrégulière ».
C’est une réponse à tous ceux qui préfèrent construire des murs plutôt que des ponts. Une histoire à échelle locale et universelle par ses dimensions humaines, sociales, politiques et écologiques.
Une aventure joyeuse et palpitante au rythme de l’impressionnante capacité de résilience des personnages qui la font vivre par leur puissance de travail, leur sens de la débrouille, leur volonté inébranlable, leur courage inventif… Des personnages perpétuellement régénérés par une analyse de la société à partir de leur situation, pleine d’intelligence, de lucidité, d’ironie, de drôlerie aussi, sur une région, un pays, un continent, un monde et une époque.

Regarder « Autrement » (en libre accès du 03/11 au 05/12/23)

Migrants, les failles de l’Europe forteresse

Depuis le début des années 2000, et de façon de plus en plus systématique avec le déclenchement, en 2011, de la guerre en Syrie, l’Union européenne se barricade, sous l’égide de Frontex, son agence de protection des frontières. En parallèle, elle délègue à des tiers la gestion de sa politique migratoire, les pays de transit constituant un maillon essentiel dans cette stratégie, notamment la Turquie, avec laquelle elle a conclu en 2016 un accord assorti d’une aide financière importante. Tournant ainsi le dos à l’esprit, et parfois à la lettre, du droit international sur les réfugiés, les Européens font pression sur des pays comme le Niger ou la Serbie pour qu’ils retiennent les migrants sur leurs territoires. Mais en accordant un tel prix politique à empêcher l’arrivée de migrants, l’Europe prend un risque : celui de s’exposer au chantage.

Mardi 31 octobre 2023, 22h30
VOD (gratuit)

HALTE AU MASSACRE À GAZA ! CESSEZ-LE-FEU IMMÉDIAT

RASSEMBLEMENT
SAMEDI 28 OCTOBRE à 16h
avenue Feuchères à Nîmes

Nous exigeons l’arrêt immédiat des opérations militaires contre la Bande de Gaza. L’offensive menée par l’État d’Israël contre la population de la Bande de Gaza, ses habitations, ses infrastructures est d’une violence sans précédent.

Nous condamnons les crimes de guerre commis par des commandos du Hamas contre des civils israéliens, crimes qui ont coûté la vie à plus de 1400 personnes dont des centaines de femmes et d’enfants. Comme tout peuple opprimé, le peuple palestinien a le droit de résister, mais rien ne peut excuser tels actes. Ces crimes ne peuvent en aucun cas justifier qu’Israël commette d’autres crimes de guerre avec l’aval de ses alliés. Chaque victime civile israélienne comme palestinienne est à déplorer. Chaque vie compte autant qu’une autre à nos yeux. Nous exigeons la libération immédiate de tous les civils pris en otage, comme nous continuons d’exiger la libération des 5200 prisonniers politiques palestiniens, à commencer par ceux en détention administrative. Des quartiers entiers de la Bande de Gaza ont été rasés, des écoles, dont celles de l’UNRWA, des universités, des hôpitaux détruits. On compte plusieurs milliers de morts dont une très forte proportion d’enfants, un nombre incalculable de blessé-e-s, et des centaines de milliers de personnes déplacées qui se trouvent sans abri. Du fait d’un siège inhumain, l’eau, l’électricité, les médicaments et la nourriture manquent cruellement. Déjà durement touchée, la population de la Bande de Gaza est au bord d’une catastrophe humanitaire majeure. Ce sont des crimes de guerre et qui visent aujourd’hui les hommes, les femmes et les enfants de la Bande de Gaza, au nombre de 2,2 millions.

Nous demandons d’urgence au président de la République de cesser son soutien inconditionnel à la politique israélienne. La France DOIT porter la voix de la paix.

Lire le communiqué relayé par l’APTI Nîmes (PDF)

Rassemblement à la Maison Carrée pour la défense des droits des mineur.e.s étranger.ère.s

Près de 140 personnes dont des mineurs étrangers dits non accompagnés, sans toit et privés de formation ont participé à un rassemblement sur les marches de la Maison Carrée, inscrite à l’Unesco. Le rassemblement était organisé par la coordination jeunes exilés en danger qui rassemblent plusieurs associations (Cimade, LDH, RESF, ASF, Apti, Ami, DEI, Trampoline, Secours catholique, La clé des mots, Attac, le CCFD-réfugiés…).

Lire l’article du Midi Libre
Lire l’article de France Bleu

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Rassemblement autour des MNA (Mineur.e.s non accompagné.e.s)

La Coordination Nîmoise Jeunes Exilés en Danger (CNIJED) organise le samedi 30 septembre 2023 à 11H sur les marches de la Maison Carrée un grand rassemblement avec les MNA pour dénoncer la situation dramatique que vivent ces jeunes au quotidien.
À Nîmes, de nombreux jeunes sont en attente à la rue ; d’après un comptage réalisé par RESF grâce à l’aide de jeunes eux mêmes :

  • une soixantaine de primo arrivants qui se présentent tous les matins devant le Conseil Départemental pour une mise à l’abri (mais seuls, 4 sont pris par jour, 5j/7).
  • entre 40 et 50, après un refus de reconnaissance de minorité par le Conseil Départemental, en recours auprès des Juges pour Enfants.
    Tous ces jeunes, autour de 100, sont laissés sans hébergement, sans prise en charge par les pouvoirs publics.
    Cette situation est alarmante : mise en danger des jeunes, incompréhension de la population, précarité de la vie quotidienne…
    Et évidemment pas de scolarisation pour tous ces jeunes, quel que soit leur âge.
    La situation est malheureusement semblable dans la plupart des départements, les associations de bénévoles sont débordées et certaines arrêtent leurs activités refusant de continuer à pallier les manques des pouvoirs publics, Conseil Départemental et État, par ailleurs dénoncés par la Défenseure des Droits et d’autres instances internationales, dont l’UNICEF…

Cette situation est très préoccupante.
Venez nombreux – nombreuses les soutenir, ils sont en détresse.

Samedi 30 septembre 2023, 11h
Maison Carrée – Nîmes