Auteur/autrice : Ados sans frontière

Ayyam Sureau, l’accueil comme philosophie de vie

La philosophe et auteure de littérature jeunesse Ayyam Sureau est une femme qui essaie de concilier la pensée à l’action. En 2008, après une dizaine d’années passées à l’Unesco, au département de sciences humaines et de philosophie, elle crée l’Association Pierre Claver avec son mari, l’avocat et écrivain François Sureau. Il s’agit d’une école gratuite unique en son genre, entièrement financée par des entreprises privées, où des réfugiés statutaires désireux de reconstruire leur vie en France peuvent transformer leur attente en temps d’apprentissage.

Toute cette semaine, 20 h

Colloque « Des mineurs comme les autres ? » (notes et synthèse)

Le colloque s’est tenu les 29 et 30 janvier 2021 « à distance », avec le soutien de l’Association française de sociologie (via ses RT 2 et 15), de l’Université Sorbonne Paris Nord (USPN) / IUT de Bobigny, de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS – EHESS, USPN, CNRS, Inserm), de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) et du laboratoire Migrinter.
Ce colloque avait pour objectif de faire un état des lieux des recherches sur la prise en charge des mineurs non-accompagnés. Voici donc un compte-rendu du colloque comprenant des liens.

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Les migrants de Ceuta, otages du cynisme politique

Des migrants en train d'essayer d'entrer dans l'esclave espagnole de Ceuta au Maroc, le 19 mai

La situation reste tendue autour de l’enclave espagnole de Ceuta, sur le sol marocain, où près de 8000 migrants ont afflué en début de semaine. Les migrants en général, et ces migrants là en particulier, sont instrumentalisés de façon cynique par les pouvoirs politiques: une monnaie d’échange.
Par la route, par la mer, par la plage. Ils sont arrivés à Ceuta de tous côtés, en 48h, entre lundi et mercredi. Subitement et illégalement. Pour nombre d’entre eux, ce sont des mineurs. Les autorités espagnoles, prises de court, ont réagi par la force : des renforts, des chars. Avec des affrontements à la clé la nuit dernière.

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Urgence pauvreté(s) : l’association nîmoise souhaite une prise de conscience des citoyens

Le réseau d’associations nîmoises Anaïs veut impliquer la population sur les questions de pauvreté pour trouver des solutions avec des initiatives dès mai et un rendez-vous en octobre.
Reporté pour cause de confinement, le projet Urgence Pauvreté(s) porté par le réseau Anaïs (Associations nîmoises d’action et d’intervention sociales) va se concrétiser à partir de mai par une série de manifestations qui aboutira à un grand rendez-vous de débats place Gabriel-Péri le 16 octobre.

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Drames humains en Méditerranée : Roberto Saviano, l’écriture à la rescousse

Le journaliste italien vante la puissance du témoignage contre les fantasmes et les manipulations politiques à propos de ceux qui traversent

Témoigner, écrit Roberto Saviano, c’est « apporter avec son corps la preuve de ce qu’on affirme ».
En Mer, pas de taxis, du célèbre journaliste italien, est une ode au témoignage contre les fantasmes et les approximations. Saviano y répond à Luigi Di Maio, leader du Mouvement 5 étoiles, qui avait qualifié en 2017 de « taxis de la mer » les navires affrétés par des ONG pour des opérations de sauvetage en Méditerranée, leur reprochant d’encourager le phénomène migratoire.

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Des associations demandent à l’ONU d’enquêter sur le traitement des migrants mineurs en France

Plusieurs associations ont annoncé, lundi 3 mai, avoir saisi le comité des droits de l’enfant des Nations unies pour réclamer une enquête sur le traitement des mineurs étrangers isolés en France, victimes, selon elles, de « violations graves et systématiques » de leurs droits.
La saisine, réalisée par le Conseil français des associations pour les droits de l’Enfant (Cofrade), a été jugée recevable, selon un communiqué d’Utopia 56, l’une des nombreuses associations qui soutient cette démarche.
Les associations réclament à ce comité de l’ONU l’ouverture d’une « enquête sur les violations commises par la France, État signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant ». Parmi les adolescents étrangers qui arrivent chaque année en France, nombre d’entre eux sont victimes d’un « déni de minorité », selon elles.

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