Catégorie : Mineur·e·s non accompagné·e·s

Rassemblement autour des MNA (Mineur.e.s non accompagné.e.s)

La Coordination Nîmoise Jeunes Exilés en Danger (CNIJED) organise le samedi 30 septembre 2023 à 11H sur les marches de la Maison Carrée un grand rassemblement avec les MNA pour dénoncer la situation dramatique que vivent ces jeunes au quotidien.
À Nîmes, de nombreux jeunes sont en attente à la rue ; d’après un comptage réalisé par RESF grâce à l’aide de jeunes eux mêmes :

  • une soixantaine de primo arrivants qui se présentent tous les matins devant le Conseil Départemental pour une mise à l’abri (mais seuls, 4 sont pris par jour, 5j/7).
  • entre 40 et 50, après un refus de reconnaissance de minorité par le Conseil Départemental, en recours auprès des Juges pour Enfants.
    Tous ces jeunes, autour de 100, sont laissés sans hébergement, sans prise en charge par les pouvoirs publics.
    Cette situation est alarmante : mise en danger des jeunes, incompréhension de la population, précarité de la vie quotidienne…
    Et évidemment pas de scolarisation pour tous ces jeunes, quel que soit leur âge.
    La situation est malheureusement semblable dans la plupart des départements, les associations de bénévoles sont débordées et certaines arrêtent leurs activités refusant de continuer à pallier les manques des pouvoirs publics, Conseil Départemental et État, par ailleurs dénoncés par la Défenseure des Droits et d’autres instances internationales, dont l’UNICEF…

Cette situation est très préoccupante.
Venez nombreux – nombreuses les soutenir, ils sont en détresse.

Samedi 30 septembre 2023, 11h
Maison Carrée – Nîmes

Mission nationale mineurs non accompagnés : Rapport annuel d’activité 2022

La France a été éprouvée, au cours de ces trois dernières années, par la pandémie de la Covid-19. La fermeture des frontières a eu un effet considérable sur les phénomènes migratoires. Avec la fin des restrictions de déplacements, l’arrivée plus nombreuse de mineurs non accompagnés (MNA), constatée à partir de l’été 2021, s’est confirmée en 2022. Avec une augmentation de plus de 30 % par rapport à l’année 2021, le nombre de MNA pris en charge par les services de l’aide sociale à l’enfance s’approche de celui des années 2018 et 2019.
Les rapports d’évaluation des mineurs en migration, dont la mission nationale mineurs non accompagnés (MMNA) a connaissance, montrent des parcours de vie traumatiques. Les
professionnels constatent un rajeunissement des personnes qui demandent un accompagnement
au titre de la protection de l’enfance. Le nombre de jeunes filles est aussi le plus élevé jamais
recensé par la MMNA.

Lire le rapport (PDF)

Amen, itinéraire d’un enfant en exil

L’histoire d’Amen, c’est celle de beaucoup de ces enfants qui, un jour, prennent le chemin de l’exil. Elle commence il y a 19 ans et demi, au Burkina Faso, où il est né…
Enfant pauvre du Burkina Faso, Amen raconte son périple vers « le pays des Blancs ». Laissé à la rue, malgré ses 15 ans, il se jette en 2018 du quatrième étage du tribunal judiciaire de Paris. Sauvé, Amen a obtenu son titre de séjour et passe aujourd’hui son bac.

Écouter ici (5 X 4 min)

Les mineur·e·s non accompagné·e·s en Occitanie

Le Carif-Oref Occitanie (Centre d’Animation, de Ressources et d’Information sur la Formation et Observatoire Régional de l’Emploi et de la Formation) intervient en appui des politiques emploi-formation de l’État, de la Région, des partenaires sociaux.
Association loi 1901, le Carif-Oref Occitanie est financé par l’État et la Région avec le soutien du FSE. Sa gouvernance quadripartite est composée de l’État, la Région et les partenaires sociaux (employeurs et salariés).
Le Carif-Oref Occitanie a publié en 2022 un rapport concernant les MNA en Occitanie.

Les chiffres clés :
1 090 personnes reconnues mineur·e·s non accompagné·e·s en Occitanie en 2021 (- 56 % par rapport à 2019)
1 039 MNA confié·e·s aux départements occitans
15 % des MNA sont originaires du Mali, 16 % de la Guinée
Au niveau national en 2021 :
96 % des MNA sont des garçons
69 % ont entre 15 et 16 ans

Lire le rapport (PDF)

Marguerite Aurenche Magistrate, ancienne juge des enfants, détachée au pôle “Défense des droits de l’enfant” auprès de la Défenseure des droits – Entretien

Poussés sur les chemins de l’exil, victimes de la traite des êtres humains parfois également, les mineurs dits « non-accompagnés » arrivent seuls, sans famille ni ressources après un parcours migratoire souvent traumatisant, fait de séparations, de violences et de solitude.
Dans certains cas, un doute subsiste sur leur âge précis et sur leur identité, mais ces situations ne doivent pas cacher la réalité de leur destin dans notre pays : bien souvent, ils ne sont pas considérés exactement comme les autres mineurs. Parfois, ces enfants sont exploités par des réseaux qui s’en servent pour leur compte ; ils subissent la violence spécifique d’être contraints à commettre des délits.
Ces mineurs ont droit à la même protection que tout autre enfant. Un récent rapport de la Défenseure des droits constate que « la situation des enfants migrants s’assombrit au rythme des mesures prises à leur encontre, dans une forme d’indifférence inquiétante ».

Écouter ici (mai 2023 – 59 min)

En finir avec les violations des droits des mineur·e·s isolé·e·s : 90 propositions pour une meilleure protection

Un an après la promulgation de la loi relative à la protection des enfants dite “Loi Taquet”, les droits de milliers d’enfants présent·e·s sur le territoire français ne sont toujours pas pleinement respectés. Dans un rapport publié ce jour, 7 associations, soutenues par 28 organisations signataires, appellent le gouvernement à garantir un accueil et une protection adaptés à tous les enfants en danger, y compris lorsqu’elles·ils sont étranger·ère·s.
Des propositions donc et des revendications phares comme :
➔ placer le juge des enfants au centre de la procédure d’évaluation pour garantir la présomption de minorité
➔ assister les mineur·e·s dans la reconstitution de leur état civil, assurer la scolarisation et l’accès à une couverture maladie dès le premier accueil, conditionner le financement des départements par l’État à leur respect de l’accueil provisoire d’urgence
➔ améliorer le système de répartition nationale, lever les obstacles au droit d’asile
➔ faciliter l’ouverture des tutelles ou encore délivrer un titre de séjour de plein droit à la majorité pour tous les jeunes ayant été confié·e·s.

Lire le rapport