Le Conseil d’Administration des Terrasses Solidaires a décidé de fermer provisoirement les portes du bâtiment le 30 août 2023. L’activité d’hébergement d’urgence de Refuges Solidaires est réalisée sous tente sur un terrain prêté temporairement par la Paroisse de Briançon (Hautes-Alpes). Avec 315 personnes recensées le 28 août dans le bâtiment homologué pour 81 places et pensé pour 65 couchages, les conditions de sécurité et de dignité ne pouvaient plus être maintenues. Devant l’arrivée croissante de personnes exilées qui traversent la montagne depuis l’Italie, le tiers-lieu des Terrasses Solidaires décide de suspendre l’accueil de public dans ses locaux du 34 route de Grenoble à Briançon.
Dans la nuit du 21 août, près de deux mille enfants ont dormi dehors en France. Un quart d’entre eux ont moins de 3 ans, selon un baromètre publié par l’Unicef et la Fédération des acteurs de la solidarité. Un chiffre en nette augmentation.
Une enfance sans toit. Il est des chiffres qu’on préférerait ne pas connaître. Des réalités qui sont plus douloureuses qu’on ne voulait bien l’imaginer. Selon le 5ᵉ baromètre « Enfants à la rue », publié ce mercredi 30 août par l’Unicef et la Fédération des acteurs de la solidarité, 1 990 enfants, dont 480 âgés de moins de 3 ans, étaient laissés sans solution d’hébergement la nuit du 21 au 22 août dernier. À la rue. Un chiffre établi dans toute la France grâce aux appels passés au Samu social cette nuit-là. Les associations déplorent « une augmentation de 20 % par rapport à l’année dernière », et la promesse de ne « plus avoir aucun enfant à la rue » – exprimée en novembre 2022 par Olivier Klein, alors ministre délégué au Logement – « toujours non tenue », ou du moins « pas durablement ».
Des chiffres inquiétants, et qui pourtant ne sont que parcellaires. De nombreuses familles n’ont « pas ou plus » recours au 115, d’autres vivent dans des squats ou des bidonvilles et les hébergements d’urgence – qui n’ont d’urgence que le nom tant ils sont souvent tristement pérennes – sont la plupart du temps des chambres d’hôtels, où la vie de famille est impossible. Autant de situations contraires aux droits fondamentaux des enfants, nous explique Manuel Domergue, le directeur des études de la Fondation Abbé Pierre.
Bassori Traoré a porté plainte contre le conseil départemental auprès du procureur de la République de Coutances en mai 2023. Il estime qu’il a été délaissé par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) en raison de sa nationalité étrangère. La Ligue des droits de l’Homme s’est associée à sa plainte.
Une fois de plus, des centaines de personnes se sont noyées aux frontières de l’Europe en raison du refus délibéré de la part d’États membres de l’Union européenne de remplir leurs obligations internationales en matière de recherche et de sauvetage en mer et en matière de droit d’asile. Quarante-cinq associations et ONG dénoncent, dans une tribune au « Monde », les violations répétées du droit international sur les routes migratoires, et demandent l’ouverture de voies d’accès légales sur le territoire de l’Union européenne, pour éviter que des drames comme celui qui a eu lieu le 14 juin au large de la Grèce ne se reproduisent.
Les forces de l’ordre ont mis fin dans la nuit de mardi à mercredi 21 juin à l’occupation de la place du Palais Royal dans le centre de Paris par 450 migrants et des militants associatifs qui réclamaient une mise à l’abri. Dans une ambiance tendue, les forces de l’ordre ont démonté les tentes de migrants qui réclament une mise à l’abri. Ces centaines de jeunes migrants, qui occupaient une école désaffectée dans le 16e arrondissement de Paris depuis maintenant 77 jours, s’étaient installés aux alentours de 20h sur cette place en face du Conseil d’État. Sous des centaines de tentes rouges, vertes et bleues, ils réclamaient une mise à l’abri de la part de l’État.
La procédure de détermination de l’âge des mineurs isolés étrangers doit être en conformité avec la Convention internationale des droits de l’enfant
Plus d’une vingtaine de responsables d’importantes ONG, dont la Cimade, l’Unicef France et Médecins du monde, interpellent, dans une tribune au « Monde », la première ministre,Élisabeth Borne, sur le non-respect persistant, par la France, des dispositions de la Convention des droits de l’enfant, en dépit d’une décision du comité chargé de surveiller sa mise en œuvre.