Catégorie : Mobilisation

Un campement place de la Bastille pour alerter sur le sort des mineur·e·s isolé·e·s

L’association  » Utopia 56 Paris  » a installé samedi, place de la Bastille, à Paris, un campement destiné à une trentaine de mineur·e·s isolé·e·s afin d’alerter sur la situation de ces jeunes migrant·e·s à la rue, a constaté une journaliste.
Des tentes individuelles s’alignaient à côté d’un barnum, une installation qui devrait rester en place « pour une durée illimitée », selon un communiqué de l’association d’aide aux migrants Utopia 56. « L’objectif, c’est de demander la création de structures d’accompagnement et d’hébergement pour les mineur·e·s isolé·e·s », a expliqué Pierre Mathurin, coordinateur d’Utopia 56 Paris.

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Les «carences» de l’État

C’est un cri d’alarme.
Dans une tribune, publiée ce vendredi, une soixantaine d’associations (dont la Cimade, Médecins du monde et Ados sans Frontière) coordonnées par la Ligue des droits de l’homme ont appelé les autorités françaises à mieux «protéger» les mineur·e·s isolé·e·s présent·e·s sur le territoire.
À quelques semaines des élections législatives, elles dénoncent les remises à la rue régulières de mineur·e·s étranger·ère·s ces dernières années et appellent les candidat·e·s à s’engager.

De quoi s’agit-il ?
Lorsqu’un·e mineur·e étranger·ère arrive sur le territoire français, il·elle doit se déclarer auprès de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Il incombe ensuite au département concerné de réaliser une évaluation, afin de déterminer si la personne est réellement mineure. En 2017, selon un rapport sénatorial portant sur l’année précédente, le taux de refus à l’issue de cet entretien avoisinait les 50 % (de 20 à 80 % selon les départements). « Aujourd’hui, on constate que ce taux de refus est plutôt autour des 70 % sur le plan national, avec un basculement à partir de 2017 », estime Paul Garrigues, co-animateur du groupe travail sur les questions du droit des étranger·ère·s à la Ligue des droits de l’homme.

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De plus en plus de jeunes à la rue, sans ressources, sans toit… Que faire ?

À ce jour à Nîmes, de nombreux·ses mineur·e·s isolé·e·s étranger·ère·s se retrouvent à la rue sans hébergement ni mesure de protection ou de mise à l’abri.
La loi est pourtant très claire : le Conseil départemental doit mettre à l’abri tout jeune qui se déclare mineur·e et cela, pendant 5 jours.
Or, à Nîmes le Conseil départemental n’héberge que 4 jeunes par jour ; les week-ends, il n’en accueille aucun.
Des hébergeurs solidaires pallient aux carences des institutions mais cela se fait au prix d’engagement difficile à tenir dans la durée et très insuffisant pour la mise à l’abri de l’ensemble des jeunes concerné·e·s.
RESF a alerté sans relâche les élu·e·s du Conseil départemental, sans aucun résultat.
C’est pourquoi, devant cette situation inhumaine et scandaleuse infligée à des jeunes mineur·e·s, RESF a pensé organiser une réponse collective pour dire notre indignation et contraindre le CD à assumer les charges qui lui incombent.
Pour préparer une grande mobilisation, RESF vous invite à une réunion :
le 9 mai 2022, à 18 h
au Vaisseau (8 rue de l’Hôtel Dieu)
Venez nombreux !

Squat de la rue Pierre Semard à Nîmes : un logement et des papiers pour les familles

Depuis septembre 2019, une dizaine de familles sont installées dans des logements abandonnée rue Pierre Semard.
Une récente décision de justice les menace désormais d’une expulsion prochaine.
Ces familles n’aspirent qu’à vivre, étudier et travailler ici et rien ne s’oppose à l’usage par la préfète du Gard de son pouvoir discrétionnaire pour régulariser la situation de ces familles qui ont vocation à rester ici et dont l’intégration est engagée : scolarité des enfants, travail, bénévolat, etc.
Nous appelons à manifester notre soutien à ces familles lors d’un rassemblement

Samedi 5 février, à 15 h
devant la Préfecture

Une conférence de presse se tiendra mardi 1er février à 11 h
au café Olive, 22 boulevard Victor Hugo

Plus d’infos (PDF)

Squat de la rue Pierre Semard à Nîmes : restons mobilisé·e·s après la décision d’expulsion !

Depuis septembre 2019, des familles avec enfants et d’ origines diverses  occupent, avec le soutien d’associations nimoises, des logements qui étaient vides et délaissés. Ces 11 familles étaient toutes sans solution de (re)logements, parfois à la rue littéralement. Les 2 batiments qu’elles occupent appartiennent à la société ICF, société de HLM liée à la SNCF. Ces bâtiments sont voués à la démolition pour un projet urbain à long terme.

La société ICF ayant saisi la justice, un jugement en date du 10 décembre 2021 prononce la décision irrévocable d’expulsion de ces 11 familles.

Nous avons besoin de tous et toutes les militant e s soucieux et soucieuses de ne pas laisser 11 familles être mises à la rue sans solution de relogement. Pendant que les militants associatifs envisagent diverses démarches -en dernier recours-, nous devons aussi envisager que l’expulsion se tienne concrètement d’un jour à l’autre. A ce titre, vous avez, Madame, Monsieur, un rôle à jouer en acceptant d’être averti.e.s par nos soins afin de venir assister à l’expulsion. L’impact de votre présence peut attirer l’attention de la presse et des forces de l’ordre et encourager les autorités préfectorales à trouver une solution rapide de relogement des 11 familles.

Si vous acceptez notre démarche, nous vous serions reconnaissants de nous donner un numéro de téléphone pour que nous vous avertissions de l’expulsion dès que nous en aurions connaissance.

Vous pouvez laisser ce numéro à  apti.nimes@gmail.com ou au tel du DAL : 07 68 28 16 51

Lire le communiqué du collectif de soutien : ici (PDF)