« La question de l’immigration va longtemps continuer à fracturer notre société »

La vision républicaine française fondée sur l’universalisme et associant une large ouverture à la diversité avec une forte exigence d’intégration citoyenne est aujourd’hui en crise, analyse le sociologue Philippe d’Iribarne, dans une tribune au « Monde ».
L’immigration s’installe au cœur des fractures qui marquent la société française. Ceux qui s’opposent à son sujet semblent n’avoir même plus de terrain commun qui leur permettrait de se parler. Pourquoi cette radicalisation alors que l’immigration est fort ancienne ? C’est que l’évolution de la société a remis en cause le compromis tacite qui a longtemps régi la rencontre entre une vision politique de la nation et la vie du corps social.

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Un projet de loi relatif à l’enfance (actuellement à l’étude au Conseil d’État) : entre protection et contrôle

340 000 jeunes sont suivis par l’aide sociale à l’enfance. Pourtant, comme l’avait noté une mission d’information de l’Assemblée, les enfants placés connaissent ensuite d’importantes difficultés. Ainsi 30 % des utilisateurs de services d’hébergement temporaire sont des anciens de l’ASE. La gouvernance est complexe, avec de nombreux dysfonctionnements (jeunes placés en hôtel). L’augmentation du nombre de mineurs non accompagnés ces dernières années (environ 16 000 par an), a également montré les limites du système.
Le projet de loi porté par le secrétaire d’État Adrien Taquet veut répondre à ces différents enjeux. L’avant projet rectifié, qui fait dix-neuf articles et que nous publions aujourd’hui, est actuellement étudié par le Conseil d’État. Il est donc susceptible d’évoluer.

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Colloque « Les mineurs non accompagnés : protection de l’enfance, accès à l’éducation et à l’alimentation »

Le 17 juin à partir de 9h la Chaire Diasporas Africaines vous invite au colloque « Les mineurs non accompagnés : protection de l’enfance, accès à l’éducation et à l’alimentation » , organisé par Chantal Crenn (professeure en anthropologie, Université de Montpellier, UMR SENS et Associée à l’UMR Passages) et Isabelle Rigoni (maître de conférences en sociologie, INSHEA/Grhapes, associée au Centre Émile Durkheim), coordinatrices du projet « Les mineurs isolés étrangers originaires d’Afrique sub-saharienne en Gironde. Protection de l’enfance, accès à l’éducation et à l’alimentation » soutenu par la Chaire Diasporas Africaines.

Le colloque se tiendra uniquement en visioconférence, accessible à tous, sans inscription préalable.
Lien de connexion :
https://inshea-fr.zoom.us/j/85313682790?pwd=S0RFcEViODkxcllCUkFNOUxqVW55dz09
ID de réunion : 853 1368 2790
Code secret : 105581

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Ados sans Frontière demande une audience à la Préfecture

La situation des jeunes mineur.e.s non accompagné.e.s (et des migrant.e.s d’une façon plus générale) est actuellement préoccupante à Nîmes et dans sa région.
Le retard dans l’attribution d’un titre de séjour entraine de nombreuses difficultés pour ces jeunes : précarité de leur situation administrative, incertitude sur leur avenir scolaire ou d’apprentissage, entrave à leur accès aux droits (APL et autres aides), etc…
C’est pour alerter Madame la Préfète qu’Ados sans Frontière a sollicité une audience.
Nous vous tiendrons au courant de la suite donnée à notre demande.

À suivre…

Crise des migrations ou crise de l’accueil ?

Des parcours de migrants, multiples, incessants, hommes, femmes, familles entières, de part et d’autre de la planète… Ils sont parfois riches, instruits et sollicités. Ils sont plus souvent en quête d’une vie meilleure, de travail, d’un climat plus clément, de sécurité quand ils fuient un pays en guerre. Ils espèrent s’installer ailleurs ou au contraire revenir chez eux, ils perdent rarement le contact avec ceux qu’ils ont laissés et ils leur enverront une bonne part de leurs gains. Ces parcours sont difficiles, partout les barrières et les réglementations se dressent et ils sont dangereux, comme le rappellent les drames fréquents, au large des côtes du Sud de l’Europe ou à la frontière américaine.
Dans un monde où la mobilité est considérée comme un facteur essentiel de modernité, la question des migrations demeure un enjeu majeur au XXIe siècle, un défi à la communauté internationale qui peine à installer une gouvernance mondiale sur le sujet.
Avec David Lagarde, géographe, docteur en géographie, chercheur contractuel et chercheur associé – CNRS, LISST, Institut français du Proche-Orient (Amman).

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